Un poisson nomme « Nishikigoi »

Rédigé le 09-06-2009 à 10:33 par ecc admin
Un poisson nommé « Nishikigoï »

C’est du Chinois ce nom vous me direz ! Vous n’étiez pas loin, c’est du Japonais. La « carpe d’un joli tissu coloré », belle traduction littérale, tout droit venue du pays du soleil levant, pour définir une carpe Koï.

Quoi qu’on en dise, la carpe Koï est un poisson Japonais, même si le poisson qui a donné les koïs, une Magoï (carpe asiatique noire), est d’origine Chinoise. Les premiers Koïs sont apparus au Japon au XVII ème siècle dans la province reculée de Niigata. Mais comment les Magoïs sont-elles arrivées dans cette province du Japon ? Lors des invasions Chinoises au Japon entre le troisième et le second siècle avant notre ère, les Chinois ont apportés avec eux leur culture et leur savoir-faire, notamment la culture du riz et l’élevage des Magoïs. La province de Niigata c’est avérée être une zone très prospère pour la culture du riz, ce riz de Niigata est aujourd’hui encore la perle du riz japonais. Le Saké de Niigata (alcool de riz) est, pour les amateurs de Saké, ce que le Bordeaux est au vin.


A cette époque, les Magoïs étaient un complément alimentaire vital pour les producteurs de riz ; Cet apport en protéines leur permettait de passer les hivers totalement isolés du reste du monde. Il était très facile pour eux de les élever dans les canaux des rizières, elles avaient l’avantage de recycler les déchets de la production et d’enrichir en éléments nutritifs l’eau de culture. C’est au XVII siècle que les Magoïs refont parler d’elles grâce à l’apparition de la première variation chromatique du poisson, la première carpe Koï était née, elle était rouge et noir. Il fallut environ 2000 ans de reproduction consanguine aux carpes pour qu’elles aient la première variation de couleur ! Par la suite, à force de croisements volontaires, les Koïs sont rapidement devenues rouges, blanches ou jaunes. C’est en 1800 que la première Tancho apparaît, c’est une carpe blanche avec un rond rouge sur la tête, le symbole du drapeau japonais.


Parallèlement à cela, en Allemagne, se développent les carpes miroirs et cuirs, leur apparition date du XVIII siècle. Cette variation est utilisée par les éleveurs de Koïs à partir de 1904 et les premiers Koïs Doîtsu apparaissent, Doîtsu voulant dire allemand en japonais. La première variété de Koï “Allemande” est le Shusui. C’est en 1914, lors de la grande exposition universelle de Tokyo que les Koï ont été révélés au monde. A cette occasion, le maire de Niigata avait décidé d’envoyer 27 Koïs afin de sensibiliser l’opinion publique sur les conditions de vie difficiles de cette région reculée. L’effet n’a pas été celui escompté, mais depuis ce jour, les Koïs sont devenus la deuxième richesse de Niigata après le riz. Très vite les Koïs ont voyagés à travers le monde. C’est dans les années 30 que les Koïs sont introduits en Allemagne, qui reste le berceau européen de ces poissons. Par la suite, ce fut le tour de San Fransisco en 1938, Hawaii en 1947 ou encore le Brésil en 1953.


En raison de la seconde guerre mondiale qui secoue l’Europe, les koïs ne sont apparus que tardivement en France ; Les premières commercialisations en grandes quantités ne se font que dans les années 50. En France, les Koïs n’ont pas eu le même succès qu’outre Rhin, le marché de la carpe Koï ne se développe que faiblement. Il y a cependant une augmentation de la demande depuis les années 90 qui continue encore aujourd’hui. Le marché Français demande principalement des carpes au kilo, c’est à dire des carpes de couleurs variées dont seule la taille compte. La demande de variétés japonaises est en augmentation, ce qui est une très bonne chose, car seul ces variétés ont le droit de porter le nom de Koï !

Ce poisson emblématique des bassins de jardins qui fleurissent en Europe est un ambassadeur de la culture Nippone. Le Koï porte les valeurs de son pays d’origine, il dégage une certaine plénitude, une sagesse, voir une force tranquille quand il atteint une taille imposante. Ce poisson est un véritable animal de collection, les spécialistes et passionnés paient des fortunes pour certains spécimens. En fonction de sa taille, de la couleur de sa robe, la disposition des plastrons colorés ou encore de l’intensité de ces couleurs, un koï peut se vendre à plusieurs milliers d'euros. Ce sont des années de sélections, des centaines de milliers de poissons triés pour ne garder que le meilleur et le plus beau. Cette « perfection » et ce travail de précision n’est pour l’instant maîtrisé que par les éleveurs Japonais.

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